Labé
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L’arrêt de la Cour constitutionnelle vu par des responsables politiques

22 juin 2017
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L’arrêt de la Cour constitutionnelle vu par des responsables politiques




La Cour constitutionnelle a rendu, la semaine dernière, son arrêt sur le nouveau Code électoral, jugeant le contenu du texte conforme à la Constitution guinéenne. Des responsables des partis politiques évoluant dans la région administrative de Labé interrogés sur le sujet ont donné leurs points de vue.

Mamadou Aliou Laly Diallo, membre de la section locale de l’Union des forces democratiques de Guinée (UFDG), se réjouit de la décision prise par les juges de la cour. « Étant de l’opposition républicaine, nous sommes satisfaits du jugement rendu, car nous avons defendu la consitutionnalité du texte alors que beaucoup de voix s’étaient élevées pour dire qu’on avait violé la Constitution. Pourtant, on ne pouvait pas aller aux élections sans avoir un instrument juridique permettant d’y aller », a-t-il rappelé.

Mamadou Moro Sow estime pour sa part que la Cour constitutionnelle n’a pas tenu compte des revendications des partis constestataires du texte et précise qu’il ne favorise que les deux plus partis : le RPG/Arc-en-ciel (pouvoir) et l’Union des forces démocratiques de Guinée (opposition).



Parlant du point II de l’Accord politique du 12 octobre dernier, la pomme de discorde entre les défenseurs et les détracteurs du nouveau code, M. Diallo rassure que la volonté des citoyens sera respectée dans la désignation des chefs de quartiers. « Si on prend l’exemple sur la commune de Labé, on a nos représentants à la base. Et ce sont eux qui vont se retrouver au niveau des quartiers (pour désigner les chefs). Le parti tiendra compte de la volonté populaire », a-t-il ajouté.

Quant à M. Moro Sow, il prédit que cette désignation sera une source de problèmes. « Nous vivons un cas frappant à Labé. Quand quelqu’un dit aujourd’hui qu’il veut nommer un chef de quartier, cela équivaut à créer des problèmes sur place si cette personne n’est pas de l’avis de la majorité. C’est une chose qu’il fallait à tout prix éviter », a estimé ce responsable local de l’Union des forces républicaines (UFR).

La Cour constitutionnelle a certes rendu son jugement mais les lignes dans les états-majors des partis politiques n’ont, elles, pas encore bougé. Chaque camp campant sur sa position. Certains observateurs estiment qu’une seconde révision de cette loi qui régit l’organisation des scrutins en Guinée s’avère nécessaire…



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