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Labé : double célébration de la fête de l’Aïd el-Fitr

27 juin 2017
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Labé : double célébration de la fête de l’Aïd el-Fitr

La fête de ramadan a été officiellement célébrée ce dimanche 25 juin 2017 sur toute l’étendue du territoire national. Dans la commune urbaine de Labé, la plupart des fidèles musulmans se sont pliés à la décision des autorités religieuses.

C’est le cas d’Ousmane, habitant de la ville qui a repris le travail dès après la fête. « C’est ce dimanche que j’ai prié parce que les autorités religieuses nous ont demandé de le faire, c’est pour cela qu’on ne peut pas aller au-delà de leur décision », a-t-il expliqué.

Mamadou Aliou Diallo demande à tous les fidèles musulmans de s’aligner derrière les autorités. « Nous sommes derrière La Mecque et nos chefs religieux. À ceux qui n’acceptent pas de prier ensemble, ce que je leur demande c’est d’abandonner ce comportement », plaide-t-il.

Contrairement à ces deux citoyens, Abdoul Goudissi Diallo affirme avoir jeûné le dimanche.  » C’est ce lundi 26 juin 2017 que j’ai prié parce que sur le calendrier du Maroc nous devrions jeûner pendant trente jours. Nous sommes sur le même continent avec le Maroc. Certains ont annoncé avoir vu la lune en Arabie Saoudite, mais moi je trouve que l’Arabie Saoudite est trop loin de nous », se justifie-t-il.

Pour une grand-mère interrogée par notre rédaction, chacun est libre de prendre le chemin qu’il veut, se félicitant que la fête se soit bien passée. « Tout bon musulman doit suivre la religion. Ceux qui ont prié lundi, eux-aussi, ils ont leur chemin. Chacun a son chemin », dit-elle.

Quant à Elhadj Mamoudou Diallo, il explique que l’apparition de la lune dans la nuit du lundi montre clairement que la fête devait être célébrée dimanche. « Nous avons prié le dimanche. La lune a été aperçue à La Mecque et nous nous sommes ralliés à la décision des autorités religieuses. Lundi en voyant la lune, on a compris qu’elle est apparue dans la soirée du samedi », fait-il remarquer.

À rappeler que pour des raisons de tradition et d’influence de certains foyers islamiques traditionnels, une grande partie des citoyens — surtout ceux dans les villages — refusent de se soumettre au calendrier établi par les autorités religieuses du pays.

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